Alliance des sept à Cannes
Heinz Dill, Elena Pedrazzoli et Rajko Jazbec ont conduit la réunion. © Milena Colla

Alliance des sept à Cannes

Communiqué de presse 21 mai 2025

SFP Association Suisse des producteurs de filmsIG Unabhängige Schweizer Filmproduzenten

Lundi 19 mai a eu lieu la quatrième rencontre du groupe des associations de producteur·trice·s des sept pays, après Cannes l’an dernier, à Zürich durant le ZFF et à la Berlinale.

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Lundi 19 mai a eu lieu la quatrième rencontre du groupe des associations de producteur·trice·s des sept pays, après Cannes l’an dernier, à Zürich durant le ZFF et à la Berlinale.

Pour rappel, ce groupe fondé à l’initiative des associations de producteur·trice·s suisses, le SFP, le GARP et l’IG, et auquel s’est joint l’AROPA cette année, réunit les associations des producteur·trice·s indépendant·e·s de France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Autriche, Italie et la Suisse.

Il s’agit des pays avec lesquels nos membres collaborent et coproduisent le plus régulièrement. Il importe pour nous de chercher le dialogue pour échanger sur un certain nombre de thématiques qui nous sont communes, et partager nos expériences et enjeux respectifs.

À Cannes, nous avons abordé les questions suivantes :

  • Les coproductions, à la fois majoritaires (avec réalisateurs et réalisatrices suisses) et minoritaires (avec réalisateurs et réalisatrices étranger·ère·s) nécessitent un dialogue avec nos partenaires européens afin de clarifier un certain nombre d’aspects car l’appréciation d’éligibilité à l’OFC est faite avec un système de points. Des discussions bilatérales devraient débuter avec la France dans le courant de l’automne, là où les accords de coproduction bi- ou trilatéraux ont besoin d’être revus. Il en sera également question avec l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie.
  • La France a alerté sur l’ingérence des milieux d’extrême-droite à divers stades du parcours des films. Dans des régions où ceux-ci sont implantés, cela passe par les autorisations de tournage accordées ou non selon la nature des scénarios. Il en va de même pour les allocations de subvention pour le financement des films. Et au moment de leur sortie, des campagnes de dénigrement font jour, voire d’intimidation à l’encontre des réalisateurs et comédiens. Un observatoire pour recenser et dénoncer ces agissements a été créer. Il a été également engagé une procédure pour en créer un au niveau européen.
  • La pression des USA s’est fait sentir au travers de l’exigence à ce que l’Europe abandonne les clauses d’exception culturelle.
  • Un sujet sensible au niveau européen est celui du statut du producteur indépendant en sa qualité de délégué et de la préservation de ses droits. Il est notamment question de sa non-filiation avec des sociétés et des organismes qui sont diffuseurs et financeurs, que ce soit des chaînes de télévision, publiques comme privées, ainsi que les plateformes. Un autre critère important à ce sujet est la propriété de l’IP et des droits sur le film.
  • Une attention particulière est portée sur la situation en Italie où il devient très compliqué de coproduire, tant les conditions requises de part et d’autre sont complexes et souvent hors des réalités du marché et des pratiques. Nous allons nous coordonner pour solliciter une commission mixte au niveau ministérielle pour mettre en place de nouvelles discussions entre l’OFC et le ministère de la culture italien, en incluant les associations de producteurs, nationales comme internationales.

Contact:
Bureau de Liaison
Office of the Swiss Independent Film Producers' Associations

Coordination
Heinz Dill
[email protected]
079 202 52 69
Milena Colla
[email protected]

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