Stephanie Candinas: «Il faut des acteurs solides et indépendants, capables de rivaliser avec les grands acteurs du marché suisse»

Stephanie Candinas: «Il faut des acteurs solides et indépendants, capables de rivaliser avec les grands acteurs du marché suisse»

Teresa Vena 3 mai 2026

Fin mars, la société de production et de distribution suisse DCM, dont les sièges se trouvent à Berlin et à Zurich, a annoncé le rachat de son concurrent Ascot Elite. Nous avons demandé à ces deux entreprises de nous fournir des précisions sur cette décision.

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Depuis quelques années, les propriétaires d’Ascot Elite, Karin Dietrich, Ralph Dietrich et Stephan Giger, réfléchissaient à la question de la succession en vue de leur départ à la retraite. L’année dernière, Ascot Elite a alors approché DCM avec une offre d’achat. «Malgré une concurrence occasionnelle au niveau des achats, il existe entre DCM et les quatre fondateur·trice·s une relation amicale de longue date, marquée par le respect et la confiance mutuels», déclare Stephan Giger. Il explique qu’ils n’ont même pas cherché d’autres entreprises.

Stephanie Candinas, de DCM, le confirme également: «Depuis l’entrée de DCM sur le marché cinématographique suisse en 2013, nous suivons le travail d’Ascot Elite. Nous avons toujours entretenu une relation collégiale, ce qui a permis à nos liens de se renforcer au fil des ans.» Les deux parties affirment qu’il faut viser une solution durable et donc tournée vers l’avenir. Cela implique notamment de valoriser le travail des collaboratrices et collaborateurs d’Ascot Elite, qui doivent continuer à former l’équipe.

DCM se réjouit également de pouvoir bénéficier du vaste réseau qu'Ascot Elite a constitué au fil des ans. «L'entreprise a près d'un siècle d'histoire derrière elle et dispose ainsi d'un immense trésor de films, mais aussi d'expérience.» Le portefeuille varié, composé de films d’auteur et de grandes productions, recoupe en partie celui de DCM. «De plus, Ascot Elite entretient des partenariats de longue date avec des producteurs et productrices suisses, qui portent leurs fruits sous la forme de superbes films suisses», poursuit Stephanie Candinas.

DCM est conscient des défis qui l'attendent: «Je suis convaincu qu'il faut des acteurs indépendants et solides, capables de rivaliser avec les grandes entreprises sur le marché suisse et de s'y imposer. Cela vaut d'une part au niveau associatif, mais aussi lorsqu'il s'agit de défendre les enjeux et les intérêts liés à la politique cinématographique.»

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