Le courage d'entreprendre des réformes fondamentales
Ivette Djonova. © DR

Le courage d'entreprendre des réformes fondamentales

Ivette Djonova 29 mai 2025

La directrice générale de ProCinema, Ivette Djonova, réagit à la communication de la direction de la section Cinéma de l'OFC concernant la situation financière tendue de l'office.

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ProCinema, l'association faîtière des exploitant·e·s de salles de cinéma et des distributeur·trice·s de films, s'engage pour que l'ensemble de la chaîne de valeur dans le domaine du cinéma soit davantage pris en compte dans les efforts de promotion de l'OFC, ainsi que dans la perception de la Confédération et des milieux politiques.

Actuellement, l'accent est fortement mis sur la production. Or, les cinémas et les distributeurs sont un élément essentiel de l'exploitation en salle. Afin que le cinéma suisse reste attractif pour le public, l'exploitation doit être soutenue financièrement. Cela est également confirmé explicitement dans le message culture 2025-2028 en ce qui concerne la diversité de l'offre, la diversité linguistique et culturelle, la cohésion sociale, la diversité culturelle, la transmission des connaissances et l'importance économique (par exemple, la revitalisation des centres-villes). Des chapitres explicites mentionnent que le secteur de l'exploitation, avec les cinémas et la distribution, mérite un soutien financier.

La dernière étude Goldmedia sur l'avenir du soutien au cinéma indique clairement qu'à l'avenir, l'ensemble de la chaîne de valeur du cinéma devra être prise en compte. L'étude montre également que le secteur de l'exploitation n'est pas suffisamment soutenu par rapport à d'autres pays et que davantage de fonds devraient être mis à disposition.

Selon ProCinema, il faut également trouver des moyens appropriés pour renforcer la promotion nationale. Diverses actions sont prévues dans le cadre du nouveau poste chez Swiss Films, mais elles n'ont pas encore eu d'effet concret.

La situation actuelle des subventions et de l'OFC devrait être mise à profit pour explorer de nouvelles voies et engager des réformes fondamentales dans le secteur de l'exploitation cinématographique et de la distribution de films. Les systèmes de soutien actuels ont clairement montré leurs limites. Ainsi, Succès Cinéma devient une pénalité pour le secteur de l'exploitation lorsque la part de marché des films suisses devient trop élevée et que les efforts de l'exploitation pour accroître la visibilité du cinéma suisse portent leurs fruits. Cela signifie que le montant de Succès diminue chaque année. Il en va de même pour d'autres programmes de subvention. Les contributions destinées au cinéma sont clairement insuffisantes pour mener à bien la transformation mentionnée dans le message sur la culture et l'étude Goldmedia.

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