Lex Netflix : les millions montent, les plateformes choisissent
Deux ans après son entrée en vigueur, les investissements liés à la « Lex Netflix » ont bondi de 25%. À Locarno, l’OFC a détaillé le bilan 2025.
Fanny Haussauer/ Communiqué UNIC 10 août 2020
Dans un communiqué publié le 5 août dernier, les exploitants de cinéma européens déclarent que « l'ensemble de l'industrie doit s'attacher à garantir que la reprise puisse avoir lieu et que le public revienne pour profiter de l'expérience unique que représente le visionnage de films sur grand écran ».
En ligne de mire de cette injonction : les géants de la distribution. Le communiqué précise en effet que « alors que de nombreux distributeurs ont indiqué que "nous sommes tous dans le même bateau", les événements récents montrent plus clairement que jamais que ce sentiment doit être soutenu par des actions et des paroles. »
Sortie de Mulan en VOD, première d’une longue série ?
Parmi ces « événements récents », on retrouve par exemple l’annonce de Disney de renoncer à la sortie en salle deMulan. À la place, le film sera diffusé en avant-première sur Disney Plus le 4 septembre pour un prix de location très élevé (29,99 euros !).
Bien que le PDG de Disney affirme que cette décision ne reflète pas un nouveau modèle économique pour la société,Varietyestime que si les chiffres de cette « initiative test » s’avèrent être bons,Mulanne sera certainement pas l’unique titre à réaliser une avant-première en VOD.
Une industrie mondiale solidaire
L’UNIC craint des réactions en chaine de la part des distributeurs et de voir certains gros blockbusters – qui représentent des sources de revenus essentielles pour les exploitants - disparaitre des salles obscures. Le communiqué souligne que « les nouveaux contenus doivent d'abord être diffusés dans les salles de cinéma et pour une durée significative, ces deux éléments étant essentiels pour la survie et la santé de chaque partie de l'industrie cinématographique européenne (et même mondiale). »
Unic enfonce le clou : si les studios obligent les cinémas à attendre que le secteur sorte de la crise aux États-Unis avant de fournir de nouveaux contenus, il sera trop tard pour de nombreux cinémas européens et leur main-d'œuvre.