Joëlle Comé prendra la présidence du FIFDH
De l’humanitaire à la production, puis aux institutions culturelles, son parcours relie depuis plus de vingt ans cinéma, diplomatie et politique culturelle.
Teresa Vena 4 février 2024
Avec «Electric Fields», Lisa Gertsch a remporté au festival de Sarrebruck non seulement le prix du meilleur film de fiction, mais aussi celui du meilleur scénario, et son film a finalement encore été récompensé par le jury international de la critique. Nous lui posons trois questions.
Les personnages et leurs histoires sont un peu décalés, ils ne semblent pas tout à fait adaptés à notre monde. Le noir et blanc crée une certaine distance avec la réalité et donne l'impression d'une autre époque. J'aime le contraste qui en résulte: une époque révolue et, à l'intérieur, des personnages d'un monde moderne.
Le film est une production de notre collectif de cinéma Sabotage et a été coproduit avec la Zürcher Hochschule der Künste. Tous·tes les acteur·trice·s se sont engagé·e·s sur la base de leur scénario respectif et de leur intérêt pour le projet. Beaucoup avaient très envie de travailler une fois - ou à nouveau - dans un processus plus ouvert. Au début, nous ne savions pas tous·tes comment le film allait se dérouler exactement. Ce fut une très belle expérience d'explorer ce film avec les acteurs et les actrices. On m'a accordé beaucoup de confiance.
Comme nous avons travaillé avec un très petit budget, j'ai agi en tant que productrice du film et j'ai organisé moi-même le tournage de chaque séquence. Cela n'a été possible que grâce à la flexibilité et à l'ouverture d'esprit de tous·tes les participant·e·s et au soutien de notre collectif de tournage. Être productrice, autrice et réalisatrice avait parfois quelque chose de bizarre. Un jour, j'ai écrit l'idée d'une ampoule lumineuse. Le lendemain, je me suis énervée contre moi-même, car je devais trouver comment fabriquer une telle ampoule.