Organisée cette année en marge de la 29e édition des Internationale Kurzfilmtage Winterthur (KFTW), la douzième édition de cette table ronde a vu cinq associations détailler leur travail en matière de médiation cinématographique. Après avoir convié le matin les participant·e·s à une projection du programme «Sparks Junior» accessible dès 9 ans et plus, les KFTW ont présenté en début d’après-midi leur très riche catalogue d’offres pédagogiques destinées aux écoles primaires, secondaires et lycées.
Ciné-conférence
Avant cela, Passion Cinéma et La Lanterne Magique ont pu dévoiler les arcanes d’une forme inédite d’éducation à l’image, la ciné-conférence. Ce nouveau format pédagogique consiste à projeter un montage d’extraits de films en lien avec un thème cinématographique ou sociétal. À titre d’exemple a été donné un extrait de la ciné-conférence «Le racisme: du livre à l’écran», soutenue par le Service de lutte contre le racisme de la Confédération suisse. Proposée dans le cadre de scolaires dès 14 ans, cette ciné-conférence donne les moyens d’identifier dans des œuvres littéraires et cinématographiques reconnues les stéréotypes actifs dans tout discours discriminant, avec pour objectif de les déconstruire.
À tout âge
Les participant·e·s à la table ronde ont pu ensuite découvrir tous les tenants et aboutissants de Cinemini, une initiative portée par l’association Roadmovie, en collaboration avec des partenaires européens. Cinemini propose une nouvelle approche innovante de l’éducation à l’image destinée au très jeune public, intitulée «Le cinéma par le jeu». Par le biais d’activités ludiques, les plus jeunes se familiarisent avec le septième art, en tant que création artistique.
Après quoi, l’association Cinedolcevita a fait la preuve que la médiation cinématographique se pratique à tout âge. Présenté à juste titre comme le ciné-club des aîné·e·s, Cinedolcevita propose depuis bientôt vingt ans dans plusieurs villes alémaniques et à Fribourg des séances conçues pour un public cinéphile plus âgé, qui bénéficie dans certains cas d’un prix de faveur.
Projections délocalisées
Pour conclure cette table ronde, le Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH) a levé le voile sur son important travail de médiation, qui est mené durant toute l’année et non sur la seule durée du Festival. Ce travail a pour but de tisser des liens entre des publics venant d’horizons très divers, de rendre accessibles les films du FIDFH aux personnes empêchées ou marginalisées, et plus particulièrement les œuvres qui les concernent directement. Certaines projections sont délocalisées dans des lieux comme les centres d’hébergement, les prisons ou au sein d’établissements hospitaliers.