Un cinéaste en liberté

Communiqué de presse 27 mars 2025

Dans «Reusser, le cinéma à l’essai», publié à Gollion chez Infolio en 2025, Jean Perret consacre un court essai de 64 pages au cinéaste vaudois Francis Reusser (1942–2020), figure singulière du cinéma suisse. L’auteur revient notamment sur «Le Grand Soir» (1975), film charnière qui prolonge l’élan des nouvelles vagues tout en interrogeant l’érosion des idéaux de Mai 68. De «Vive la mort» à «Seuls», puis aux adaptations inspirées par Ramuz comme «Derborence» ou «La Guerre dans le Haut Pays», Jean Perret retrace le parcours d’un cinéaste pour qui création, engagement et attachement au Pays de Vaud demeurent étroitement liés.

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Le premier long métrage mettant en scène l’actrice générée par IA, Tilly Norwood, est sur le point de voir le jour. La société londonienne Particle 6 développe actuellement une tragicomédie dans laquelle Tilly devrait tenir le rôle principal d’une histoire axée sur l’IA. La créatrice de Tilly, Eline van der Velden, sera présente au ZFF Summit.


L’Allemagne veut réduire ses aides au cinéma

Après avoir été porté à 250 millions d’euros pour 2026, le budget destiné aux productions nationales et internationales qui s’engagent à tourner en Allemagne devrait être ramené à 200 millions d’euros en 2027. Ce dispositif d’aide incitative a rencontré un tel succès que l’enveloppe prévue pour 2026 est déjà presque entièrement épuisée. Ce constat témoigne à la fois de la forte demande dont il fait l’objet et de la nécessité de son maintien, raison pour laquelle l’industrie cinématographique allemande tente actuellement de s’opposer à la réduction annoncée.


Le rachat de Warner par Paramount sous pression

Aux États-Unis, le bras de fer autour du rachat de Warner par Paramount Skydance se poursuit. Soutenus par les autorités judiciaires de douze États américains, le syndicat des scénaristes WGA et celui des acteurs SAG-AFTRA s’opposent à la fusion, estimant qu’elle constitue une violation du droit antitrust. De son côté, le syndicat des réalisateurs DGA réclame désormais des concessions à Paramount afin d’apaiser la situation et appelle à un règlement à l’amiable. Paramount affirme avoir déjà garanti un nombre minimal annuel de productions destinées aux salles ainsi qu’un niveau minimal d’exploitation en cinéma. Parallèlement, le studio menace actuellement de retirer ses activités de Californie. Pour Paramount, le retard pris par l’opération s’avère coûteux : selon l’accord de rachat, le studio doit verser une pénalité de 7 millions de dollars pour chaque journée de retard au-delà du 30 septembre.