Intelligence artificielle

21 juillet 2026

Dans « Les visages de l’IA à l’écran », paru en mai aux Presses universitaires de Rennes, Alain Boillat explore la manière dont le cinéma et les séries de science-fiction ont façonné nos imaginaires de l’intelligence artificielle. Professeur à la Section d’histoire et esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne, il s’appuie sur un vaste corpus, incluant des œuvres très récentes, pour interroger les représentations filmiques des technologies et ce qu’elles peuvent nous apprendre du monde contemporain.

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Tilly Norwood bientôt au cinéma

Le premier long métrage mettant en scène l’actrice générée par IA, Tilly Norwood, est sur le point de voir le jour. La société londonienne Particle 6 développe actuellement une tragicomédie dans laquelle Tilly devrait tenir le rôle principal d’une histoire axée sur l’IA. La créatrice de Tilly, Eline van der Velden, sera présente au ZFF Summit.


L’Allemagne veut réduire ses aides au cinéma

Après avoir été porté à 250 millions d’euros pour 2026, le budget destiné aux productions nationales et internationales qui s’engagent à tourner en Allemagne devrait être ramené à 200 millions d’euros en 2027. Ce dispositif d’aide incitative a rencontré un tel succès que l’enveloppe prévue pour 2026 est déjà presque entièrement épuisée. Ce constat témoigne à la fois de la forte demande dont il fait l’objet et de la nécessité de son maintien, raison pour laquelle l’industrie cinématographique allemande tente actuellement de s’opposer à la réduction annoncée.


Le rachat de Warner par Paramount sous pression

Aux États-Unis, le bras de fer autour du rachat de Warner par Paramount Skydance se poursuit. Soutenus par les autorités judiciaires de douze États américains, le syndicat des scénaristes WGA et celui des acteurs SAG-AFTRA s’opposent à la fusion, estimant qu’elle constitue une violation du droit antitrust. De son côté, le syndicat des réalisateurs DGA réclame désormais des concessions à Paramount afin d’apaiser la situation et appelle à un règlement à l’amiable. Paramount affirme avoir déjà garanti un nombre minimal annuel de productions destinées aux salles ainsi qu’un niveau minimal d’exploitation en cinéma. Parallèlement, le studio menace actuellement de retirer ses activités de Californie. Pour Paramount, le retard pris par l’opération s’avère coûteux : selon l’accord de rachat, le studio doit verser une pénalité de 7 millions de dollars pour chaque journée de retard au-delà du 30 septembre.