Pour sa 25e édition, le Neuchâtel International Fantastic Film Festival réunira, du 3 au 11 juillet 2026, 129 œuvres venues de 33 pays. Entre folk horror, cinéma asiatique, découvertes suisses et propositions plus radicales, le NIFFF entend une nouvelle fois sonder les imaginaires et les inquiétudes de notre époque.
NIFFF 2026: une 25e édition sous le signe des monstres et des imaginaires contemporains
Communiqué de presse / aky 17 juin 2026
Du 3 au 11 juillet 2026, le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) célébrera sa 25e édition avec 129 œuvres issues de 33 pays et de cinq continents. Folk horror, cinéma asiatique, créations suisses et propositions plus radicales composent un programme qui entend une nouvelle fois faire du fantastique un miroir des tensions de notre époque.
Pour son quart de siècle, le NIFFF réunira 11 premières mondiales ou internationales, quatre premières européennes et 50 premières suisses. La compétition internationale comptera à elle seule 14 longs métrages.
Le festival s’ouvrira le vendredi 3 juillet avec la première suisse de Nightborn, nouveau film de la réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm, présenté en compétition internationale en présence de son interprète principale Seidi Haarla. La clôture, le samedi 11 juillet, sera confiée à Colony, du cinéaste sud-coréen Yeon Sang-ho, réalisateur de Train to Busan.
Le folk horror en force
La compétition internationale reflète l’une des tendances fortes de cette édition anniversaire: le retour du folk horror et des récits dans lesquels croyances, traditions et dynamiques communautaires deviennent des sources d’angoisse.
Paolo Strippoli, déjà présent au NIFFF en 2023 avec Piove, reviendra avec La Valle dei Sorrisi, où la quête obsessionnelle du bonheur se transforme en instrument de contrôle social. Le Japonais Eisuke Naitō puisera dans le folklore avec Blood on Snow, tandis que le Basque Paul Urkijo Alijo explorera dans Gaua le poids des superstitions et des rumeurs au sein d’une communauté rurale.
La sélection comprendra également Hen de Nico Scheepers, Hokum de Damian McCarthy, Saccharine de Natalie Erika James ou encore Teenage Sex and Death at Camp Miasma de Jane Schoenbrun.
Dix films pour prendre le pouls du cinéma asiatique
Toujours centrale dans l’identité du festival, la compétition asiatique réunira dix films, entre cinéma d’auteur, fantastique et cinéma d’action.
Le réalisateur indonésien Joko Anwar reviendra au NIFFF avec Ghost in the Cell, tandis que le Sud-Coréen Pil Kam-sung revisitera la figure du zombie dans My Daughter Is a Zombie, récit d’un père prêt à tout pour sauver sa fille. Le Chinois Xu Jingwei explorera avec Light Pillar une romance née dans un monde virtuel, tandis que le Japonais Makoto Ueda fera de l’écran de cinéma lui-même un terrain de jeu narratif dans You Are the Film.
Le cinéma d’action occupera également une place de choix. Yuen Woo-ping renouera avec le wuxia dans Blades of the Guardians, Kenji Tanigaki réunira plusieurs figures du genre dans The Furious et le Thaïlandais Kongkiat Khomsiri proposera avec 4 Tigers un mélange de thriller, de fantastique et d’action.
Aux frontières du genre
Avec douze films, la section Third Kind explorera les territoires où les frontières du cinéma de genre deviennent plus poreuses. Mémoire, traumatismes, deuil, violences familiales ou héritages historiques traverseront une sélection comprenant notamment Histoires de la nuit de Léa Mysius, Salvation d’Emin Alper et Mi Amor de Guillaume Nicloux.
Dans At the Place of Ghosts, le cinéaste mi’kmaq Bretten Hannam confrontera ses personnages aux fantômes de l’histoire coloniale et aux blessures du passé. Walter Thompson-Hernández mêlera de son côté récit initiatique et merveilleux dans If I Go Will They Miss Me.
Le cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa sera également présent avec Le Château d’Arioka, connu sous le titre international The Samurai and the Prisoner, une méditation sur la guerre, l’honneur et la rédemption.
Gore, excès et irrévérence
Plus débridée, la section Ultra Movies revendiquera le versant viscéral, spectaculaire et irrévérencieux du cinéma de genre.
Grossesse extraterrestre avec Mum, I’m Alien Pregnant, satire politique et super-héros accidentel avec Matapanki, ours meurtrier dans Higuma!! The Killer Bear ou apocalypse familiale dans Evil Dead Burn de Sébastien Vaniček: la sélection promet de pousser loin le goût du festival pour les propositions excessives.
Parmi les curiosités figurera également la première mondiale de Hotspring Sharkattack 2: Great Kyushu Showdown, nouvelle plongée dans l’univers délirant imaginé par Morihito Inoue.
Courts métrages et cinéma suisse à l’honneur
Le NIFFF consacrera également quatre programmes au court métrage, avec des sélections suisses, internationales et asiatiques. Trois premières mondiales sont annoncées: Le Gros Poisson du lac, Talion et Double Extraction de nibards.
La section Amazing Switzerland mettra pour sa part en lumière différentes facettes du patrimoine et de la création fantastique helvétiques.
Le public pourra notamment redécouvrir La Dame d’outre nulle part de Jean-Jacques Lagrange, une œuvre rare restaurée par la RTS, ainsi qu’une version restaurée de La Paloma de Daniel Schmid, présentée par la Cinémathèque suisse. Sie glauben an Engel, Herr Drowak? de Nicolas Steiner complétera ce voyage dans l’imaginaire helvétique.
La rappeuse, autrice et performeuse KT Gorique proposera également une sélection personnelle de trois films fantastiques ayant marqué son parcours artistique.
Neuf jours sous le signe du fantastique
Projections en salles et en plein air, rencontres, conférences, ateliers et événements nocturnes rythmeront les neuf jours du festival.
Pour ses 25 ans, le NIFFF entend ainsi réaffirmer une conviction qui accompagne son évolution depuis ses débuts: loin de constituer un territoire marginal, le cinéma de genre est devenu un espace privilégié pour interroger les peurs, les mutations et les imaginaires du monde contemporain.
NIFFF – Neuchâtel International Fantastic Film Festival
Du 3 au 11 juillet 2026, Neuchâtel