Changement de ton et de cap

24 octobre 2013

Françoise Deriaz, rédactrice en chef.

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Françoise Deriaz, rédactrice en chef

Pour la première fois depuis longtemps, le Festival de Locarno n’a pas été le théâtre des polémiques du cinéma suisse. Pour qu’il se distingue par ses succès et non ses dissensions, Didier Burkhalter, chef du Département fédéral de l’intérieur depuis novembre, met en effet les bouchées doubles. Aux Journées de Soleure et à Visions du Réel, il a pris la température de la profession (élevée), à Locarno il a consulté, écouté. Comme Monika Weber, présidente de la Commission fédérale du cinéma (voir interview), Didier Burkhalter y a aussi mis les points sur les « i » en énonçant quelques principes fondamentaux et en esquissant un premier diagnostic. Il a notamment déclaré que le rôle de la Confédération est d’encourager le cinéma, mais que la création doit rester l’apanage de la profession; ou encore que le succès d’un film ne se mesure pas uniquement à l’aune de ses entrées, mais aussi «lorsqu'il parvient à toucher l'âme des spectateurs et les incite à préserver la culture d'un pays». Enfin, il n’exclut pas que la profession endosse à terme plus de responsabilités dans l’aide sélective en s’appuyant sur le modèle du Fonds national d'encouragement de la recherche scientifique. Le ton a donc nettement changé, mais il reste encore un peu de chemin à faire avant que la mélodie du bonheur ne soit entonnée en choeur! A la SSR SRG idée suisse, un changement de taille est aussi intervenu: Urs Fitze va en effet remplacer Alberto Chollet aux commandes du Pacte de l’audiovisuel (voir Communications dans l`édition imprimée).

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