L’année 2010 commence bien

24 octobre 2013

Françoise Deriaz, rédactrice en chef.

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Françoise Deriaz, rédactrice en chef

Première bonne nouvelle: après plus de trois ans de tergiversations, l’accord sur la participation de la Suisse au programme européen Media 2007-2013 a enfin été ratifié. Pour parvenir à ce résultat, les Chambres en ont débattu dix fois et il a fallu six séances de négociations avec l’Union européenne. L’assouplissement de l’interdiction de la publicité pour l’alcool sur le petit écran exigé par Bruxelles, qui a nécessité une modification de la Loi sur la radio et la télévision, peut cependant être torpillé par un référendum jusqu’au 4 février. Aucune levée de boucliers des réfractaires ne se profilant à l’horizon, il faut donc d’ores et déjà se préparer à faire sauter les capsules de bière (ou les bouchons de champagne) au soir de la date butoir. Le crédit du cinéma de 46,9 millions de francs accepté par le Parlement en décembre dernier est la seconde très bonne nouvelle qui inaugure l’année 2010. Sur l’augmentation de 1,7 million accordée, 1,3 million environ devrait en effet être consacré au développement des projets de films – étape particulièrement sensible du processus de création et de production – le reste à la Cinémathèque suisse.
La troisième bonne nouvelle vient des écrans alémaniques, où «La disparition de Giulia» de Christoph Schaub, bien parti pour franchir le seuil des 135'000 entrées, améliore le résultat 2009 des films suisses (550'000 spectateurs contre 457'000 en 2008). La création de la société Bande à part Films par quatre cinéastes romands talentueux et deux producteurs chevronnés (voir article ci-contre) est la quatrième bonne nouvelle. Il ne reste donc qu’à souhaiter au cinéma suisse une année 2010 jalonnée de réussites.

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